{"id":2418,"date":"2026-01-24T19:13:13","date_gmt":"2026-01-24T18:13:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.guideverona.net\/?p=2418"},"modified":"2026-01-24T19:13:14","modified_gmt":"2026-01-24T18:13:14","slug":"verone-sur-la-table-de-peutinger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.guideverona.net\/fr\/verona-nella-tabula-peutingeriana\/","title":{"rendered":"V\u00e9rone sur la Table de Peutinger"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">La Table de Peutinger, un vestige extraordinaire<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">La <strong>Table de Peutinger<\/strong> (ou carte de Peutinger) est l'un des vestiges les plus extraordinaires de l'Antiquit\u00e9 qui nous soit parvenu. Il s'agit d'un itinerarium pictum, c'est-\u00e0-dire une carte routi\u00e8re illustr\u00e9e, qui montre le r\u00e9seau routier de l'Empire romain. Souvent d\u00e9crite comme le \u00ab Google Maps de la Rome antique \u00bb, elle n'avait pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue pour garantir la pr\u00e9cision g\u00e9ographique, mais pour faciliter les voyages.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">La carte doit son nom \u00e0 <strong>Konrad Peutinger<\/strong>, mais ce n'est pas lui qui l'a trouv\u00e9e. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte par l'humaniste <strong>Conrad Celtes<\/strong> en 1494 dans une biblioth\u00e8que \u00e0 Worms (Allemagne). De Celtes, elle est pass\u00e9e \u00e0 Peutinger en 1508 pour qu'il la publie. Elle est rest\u00e9e secr\u00e8te pendant des si\u00e8cles, jusqu'\u00e0 ce qu'elle soit vendue au prince Eug\u00e8ne de Savoie, puis finalement achet\u00e9e par la Biblioth\u00e8que nationale autrichienne (\u00d6sterreichische Nationalbibliothek), o\u00f9 elle est aujourd'hui conserv\u00e9e sous haute protection (rarement expos\u00e9e car la lumi\u00e8re pourrait en alt\u00e9rer les couleurs).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">La Tabula Peutingeriana n'est pas seulement une carte, mais un v\u00e9ritable \u00ab archive de secrets \u00bb de l'Empire romain. Bien qu'il s'agisse d'une copie m\u00e9di\u00e9vale (XIIe\u2013XIIIe si\u00e8cle), elle rec\u00e8le des d\u00e9tails qui nous permettent de voyager dans le temps jusqu'\u00e0 l'\u00e9poque d'Auguste et de Constantin. De nombreux \u00e9rudits pensent que la Tabula est la seule copie survivante de la carte perdue de <strong>Marcus Vipsanius Agrippa<\/strong> (gendre de l'empereur Auguste).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">On pense que l'original \u00e9tait grav\u00e9 dans le marbre et affich\u00e9 sous le Porticus Vipsania \u00e0 Rome, pr\u00e8s de l'Ara Pacis, afin que tous les citoyens puissent conna\u00eetre l'\u00e9tendue du pouvoir de Rome. Elle n'\u00e9tait pas seulement destin\u00e9e \u00e0 \u00eatre regard\u00e9e, mais aussi \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e. Les symboles avaient des significations pr\u00e9cises. La Tabula mesure environ <strong>6,75 m\u00e8tres<\/strong>, mais ne fait que <strong>34 centim\u00e8tres<\/strong> de haut. Compos\u00e9e de 11 parchemins assembl\u00e9s, elle montre 200 000 km de routes ainsi que la position des villes, des mers, des fleuves, des for\u00eats et des cha\u00eenes de montagnes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019histoire et les secrets<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">Voici l'histoire et les secrets les plus fascinants de ce document unique. La carte est une copie m\u00e9di\u00e9vale d'un original romain, datant probablement du IVe si\u00e8cle apr\u00e8s J.-C., bien qu'elle contienne des \u00e9l\u00e9ments remontant d\u00e9j\u00e0 au Ier si\u00e8cle (comme Pomp\u00e9i, d\u00e9truite en 79 apr\u00e8s J.-C.). Il s'agit d'un <strong>rouleau de parchemin<\/strong> long et \u00e9troit, mesurant environ 6,75 m\u00e8tres (22 pieds) de long et seulement 34 centim\u00e8tres (13 pouces) de haut. Il couvre l'ensemble de l'<strong>Empire romain<\/strong>, qui s'\u00e9tendait de la Grande-Bretagne et de l'Espagne \u00e0 l'ouest jusqu'\u00e0 l'Inde et m\u00eame la Chine \u00e0 l'est.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle est compos\u00e9e de 11 segments de parchemin. Un douzi\u00e8me segment, qui couvrait la Grande-Bretagne et la p\u00e9ninsule Ib\u00e9rique, a malheureusement \u00e9t\u00e9 perdu au fil du temps. La carte est \u00ab aplatie \u00bb. Afin de faire tenir le vaste empire sur un rouleau \u00e9troit, les distances nord-sud sont fortement compress\u00e9es, tandis que les routes est-ouest sont allong\u00e9es. Les routes sont repr\u00e9sent\u00e9es par des lignes rouges droites reliant diff\u00e9rentes \u00ab stations \u00bb (\u00e9tapes). <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">L'importance d'un lieu est signal\u00e9e par un symbole. Les \u00ab arr\u00eats \u00bb sur la Table de Peutinger repr\u00e9sentent le v\u00e9ritable c\u0153ur op\u00e9rationnel de la carte. Il ne s'agissait pas de simples points sur un dessin, mais des piliers du <strong>Cursus Publicus<\/strong>, le syst\u00e8me postal et de transport imp\u00e9rial sophistiqu\u00e9 qui permettait aux ordres et aux nouvelles de voyager \u00e0 une vitesse de plus de <strong>70\u2013100 km par jour<\/strong>. Le long des routes se trouvaient les <strong>Mansiones<\/strong>. C'\u00e9taient les \u00ab grands h\u00f4tels \u00bb de l'Antiquit\u00e9. Elles \u00e9taient espac\u00e9es d'environ 30 \u00e0 40 km (une journ\u00e9e de voyage) et \u00e9taient r\u00e9serv\u00e9es aux fonctionnaires de l'\u00c9tat ou aux voyageurs disposant d'une autorisation sp\u00e9ciale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">Elles offraient le g\u00eete, le couvert, des \u00e9tables, des ateliers pour r\u00e9parer les chars et, souvent, une petite garnison militaire. Les ic\u00f4nes repr\u00e9sentant un plan carr\u00e9 avec une cour centrale indiquent des stations-relais \u00e9quip\u00e9es de <strong>thermes<\/strong>, indispensables aux voyageurs du Cursus Publicus (le service postal imp\u00e9rial). Alors que dans le reste de l'Empire les distances sont exprim\u00e9es en milles romains (1,48 km), en Gaule la Tabula utilise les <strong>lieues<\/strong> (environ 2,22 km). Cela montre que les Romains respectaient les unit\u00e9s de mesure locales afin de faciliter les d\u00e9placements des voyageurs et des fonctionnaires des postes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">Le Rh\u00f4ne et le Rhin sont dessin\u00e9s par des lignes vertes \u00e9paisses, presque comme des autoroutes aquatiques, essentielles au transport des troupes et des marchandises vers la fronti\u00e8re germanique (Limes). Seules trois villes sont repr\u00e9sent\u00e9es sous forme de figures royales tr\u00f4nant : <strong>Rome<\/strong>, <strong>Constantinople<\/strong> et <strong>Antioche<\/strong>. J\u00e9rusalem est pr\u00e9sente, mais indiqu\u00e9e sous son nom romain Colonia Aelia Capitolina. Dans la Table de Peutinger, V\u00e9rone occupe une position strat\u00e9gique de premier plan, refl\u00e9tant son importance r\u00e9elle en tant que carrefour routier fondamental de l'Italie romaine septentrionale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\"><strong>V\u00e9rone<\/strong> se trouve dans le <strong>segment IV<\/strong> (ou Pars IV) de la carte. Elle est symbolis\u00e9e par deux tours. V\u00e9rone est situ\u00e9e juste au-dessus du grand m\u00e9andre du <strong>fleuve Padus<\/strong> (le P\u00f4) et sous la repr\u00e9sentation stylis\u00e9e des <strong>Alpes<\/strong>, figur\u00e9es comme une s\u00e9rie de \u00ab cr\u00eates \u00bb brunes ou rouge\u00e2tres dans la partie sup\u00e9rieure du segment. Les principales villes sont souvent repr\u00e9sent\u00e9es avec des remparts ou des points de rep\u00e8re sp\u00e9cifiques, comme le phare d'Alexandrie. De simples ic\u00f4nes de maisons indiquent les lieux d'h\u00e9bergement ou les relais postaux, les mansiones. Les chiffres inscrits entre les stations indiquent la distance en milles romains (ou en lieues dans certaines provinces).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph translation-block\">Dans la partie orientale, la carte s'\u00e9tend jusqu'\u00e0 l'Inde et au Sri Lanka (Insula Taprobane). Dans ces r\u00e9gions recul\u00e9es apparaissent des inscriptions curieuses telles que \u00ab Hic elephanti nascuntur \u00bb (Ici naissent les \u00e9l\u00e9phants) ou des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Alexandre le Grand. La Tabula originale se terminait \u00e0 l'ouest avec la Grande-Bretagne et l'Espagne. Toutefois, le premier des 11 segments originaux a \u00e9t\u00e9 perdu. Ce que nous voyons aujourd'hui commence par la partie orientale de la Grande-Bretagne ; l'Espagne et le Maroc sont absents. En 2007, elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9e <strong>patrimoine de l\u2019UNESCO<\/strong> afin d\u2019en reconna\u00eetre l\u2019importance historique.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Tabula Peutingeriana, un reperto straordinario La Tabula Peutingeriana (o Mappa di Peutinger) \u00e8 uno dei reperti pi\u00f9 straordinari dell&#8217;antichit\u00e0 giunti fino a noi. Si tratta di un itinerarium pictum, ovvero una mappa stradale illustrata, che mostra la rete viaria dell&#8217;Impero Romano. 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